dimanche 26 AVRIL 2026


Sa Die de sa Sardigna - 10h30-20h

Au programme : Repas aux goûts insulaires, Projections, Reading + Talk
Live performance, Musique

Entrée prix libre

Une journée à la découverte de la Sardaigne, entre création artistique et conflits socio-environnementaux. À travers la projection de documentaires engagés, la lecture de textes scientifiques et littéraires et le dialogue entre artistes sardo-marseillais.e.s, cette journée se propose d’offrir de nouvelles clés de lecture pour comprendre les enjeux d’exploitation d’une île largement méconnue, à faire revivre dans une perspective de lutte et de création plurielle.


Le 28 avril 1794 un groupe de révolutionnaires sardes arriva à chasser les dominateurs  piémontais de l’île, ouvrant ainsi une longue saison révolutionnaire. C’était l’époque du Royaume de la Sardaigne et cette action signa une étape inoubliable de revendication d’un droit à l’existence souvent nié par les puissances étrangères (y compris les italiennes), plutôt intéressées à l’exploitation des ressources naturelles de la région qu’au bien être de la population locale. 

À distance de quelques centaines années, bien que loin d’une occupation officielle, les logiques d’exploitation demeurent nombreuses : de la présence massive de bases militaires OTAN aux spéculateurs du vent, la Sardaigne n’a jamais cessée d’être pris d’assaut en raison de ses surfaces vides et de sa sauvagerie, au point qu’on parle de colonialisme endogène pour dénoncer la tendance à l’extractivisme qui régit la gestion autrui de cette terre, de ses eaux et de ses forêts. 

Parmi les instruments de militance, l’art et la littérature occupent sûrement une place centrale et qu’on veut mettre à l’avance pendant cette journée. Face à des narrations toxiques et exotiques, c’est aussi aux artistes de trouver des manières alternatives de raconter cet espace et de nouvelles modalités pour le re-fonder.

www.instagram.com/paska.zau - info.paskazau@gmail.com

En collaboration avec les collectifs
Transhumanza - www.instagram.com/transhumanza
Ischìre – collettivo mobile di geografia letteraria - www.instagram.com/ischire_collettivogeolett


Programme de la journée 

Rendez-vous à la place de l’église des Crottes 13015

10h30 : Sur les traces d'Antoine Caria. Promenade résistante
Une itinérance collective en hommage à la mémoire d’Antoine Caria, résistant antifasciste sarde exilé dans le sud de la France.
Prise de parole collective et retour à Jeanne Barret. 

Ateliers Jeanne Barret

A partir de 11h30 : Stands 

12h30 - 14h30 : Repas collectif : Malloreddus à la Paska 
Un repas collectif aux goûts insulaires, prix conseillé 10€

15h00 : Sa Die de Sa Sardigna
Présentation de l'équipe Paska Zaü. Introduction au thème de la journée.

15h30: Projection | Tiny Criminals, durée 10’ | Transhumanza
Tiny Criminals est un collage vidéo d'archives militaires, touristiques et sanitaires sardes (1960-2000) qui détourne la propagande officielle pour révéler les tensions entre militarisation, mémoire collective et résistance populaire.

15h45: Reading | Vocations territoriales et exploitations locales : un parcours à deux voix entre Sardaigne et Provence | Maria Luisa Mura et Martina Tuscano 
Maria Luisa Mura et Martina Tuscano dialoguent sur les formes d’exploitation du territoire et les conflits socio-environnementaux, à partir de bribes de terrain et d’extraits de textes littéraires, dans une circulation entre la Sardaigne et la Provence. 

17h00: Talk | Marta Anatra + Transhumanza
Un dialogue entre Marta Anatra et le collectif Transhumanza sur les liens entre création artistique et conflits socio-environnementaux, avec un focus sur la situation de Porto Vesme et la question de l'occupation militaire en Sardaigne.

17h45: Live performance | Horkos | durée 35’ | Marta Anatra et Fabrizio Bozzi Fenu Horkos, le démon des fausses promesses, hante le paysage de Portoscuso. L’industrialisation a laissé sur cette terre seule la pollution et le chômage, mais dans le sol contaminé des orchidées rares ont commencé à pousser. Pour rappeler à l’homme son interdépendance à l’égard du paysage.
Images: Marta Anatra. Musique live: Fabrizio Bozzi Fenu 

19h00 ~ 20h00 | Musique et convivialité. Clôture de la journée 


Paska Zaü

Créature flamboyante à 60 têtes et 700 pattes, Paska Zaü naît comme un espace de réflexion autonome et autogéré pour parler de la Sardaigne dans une perspective de lutte et de création plurielles.

Paska Zaü se veut militante, antimilitariste et antifasciste. Comme une chenille aux couleurs changeantes, elle aime bien s’insinuer dans les trous les plus reculés de la terre, pour en ressortir avec des histoires méconnues, oubliées, voire parfois cachées. 


Qui sommes-nous ?

Nous sommes un groupe de personnes originaires de différents coins de la Sardaigne, actuellement basées à Marseille. 

Partant de nos passions et de nos besoins, nous avons décidé d’organiser une journée pour parler de la Sardaigne dans une perspective décoloniale, en essayant de remettre en question les clichés qui infectent le discours dominant lorsqu’il s’agit de l’histoire, du peuple et de la terre sardes.

Avec cette journée, nous voulons mettre en lumière un discours alternatif et dynamique, qui part de la Sardaigne mais ne s’y arrête pas. Un discours ouvert qui se nourrit d’expériences et de points de vue, encore mieux s’ils proviennent de visions inconfortables et marginales. 

Nous voulons partager et échanger sur ce que l’on ne voit pas dans les cartes postales et profiter de l’occasion pour en faire une journée de rencontre et de convivialité ouverte et accessible à tous-tes.